[*RÉSISTANCES…RÉFLEXIONS…*]
Occupy, cette agaçante interruption du business as usual, Charles Reeve
Quelques notes sur le mouvement des Indignés, Charles Reeve
Marxisme lénifiant : le retour, Jean-Pierre Garnier
Un spectre accommodant. Marx ajusté à la sauce universitaire, Jean-Pierre Garnier
« Plus radical que moi, tu meurs ! ». À propos des critiques de la valeur, Jean-Pierre Garnier
De qui Badiou est-il le nom ? Jean-Pierre Garnier
“Mémoire collective, mémoires antagoniques”, Brahim Senouci
Juin 1957, opération de “pacification” sous les ordres du colonel Bigeard
Situation des personnes étrangères incarcérées en France et en Allemagne, Brigitte Espuche
La rétention administrative des étrangers. Un bilan sans concession
Xénophobie d’État : suites françaises, Olivier Le Cour Grandmaison

Définir le fascisme ; Larry Portis
Ce fascisme qui vient… Ou l’imposture des droites, Th. Lodé
Solidarité avec les inculpé-es de Toulouse : Libération immédiate, arrêt des poursuites ! Comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux
Non, l’immigration n’est pas la cause de tous nos maux ! Collectif dionysien contre le FN et l’extrême-droite
Le Blouson doré, Nestor Potkine
Nucléaire : Gauche molle à bâbord et tribord
Les Gladiateurs du dosimètre, Nestor Potkine

[*INTERNATIONAL*]
Le déclin des États-Unis, Noam Chomsky
La machine de guerre étasunienne : l’arsenal nucléaire US se modernise, Manlio Dinucci
États-Unis. Obama signe et valide la loi controversée sur la Défense
De l’agent orange à l’uranium appauvri, Jean-Pierre Dubois
L’Irak totalement détruit par l’invasion et l’occupation, Dirk Adriaensens
Israël. Augmentation de 700 millions de dollars du budget de la Défense
Sur la normalisation et l’anti-normalisation, Michel Warshawski
Syrie. Débat et questions à Madame Bassma Koudmani, CNS
La révolution égyptienne se poursuit… Entretien avec Hossam el-Hamalawy
Yémen. Où est l’humanité ? Réunion publique
L’eau, révélatrice d’un nouvel apartheid au Moyen Orient. La géopolitique de l’eau
Réformes et gauche à Cuba. Regards au présent, Armando Chaguaceda
[*CINÉMA… THÉÂTRE…TV…*]
Man Without a Cell Phone. Film de Sameh Zoabi
Tahrir, Place de la Libération. Film documentaire de Stefano Savona
L’Inconsolable. Films de Jean-Marie Straub d’après Maurice Barrès, Cesare Pavese et Franz Kafka
Critique de la « critique » cinématographique. À propos du film Anonymous de Roland Emmerich
Another Happy Day. Film de Sam Levinson
On the Ice. Film de Andrew Okpeaha MacLean
Jacques Faïtlovitch et les tribus perdues. Film documentaire de Maurice et Sarah Dorès
Tout est permis, mais rien n’est possible. Film documentaire de Ossian Gani et Fabien Trémeau
[* LIVRES, REVUES*]
France d’en haut, France d’en bas. Les dominés seront-ils toujours soumis ?, Maurice Rajsfus
Tricolores. Une histoire visuelle de la droite et de l’extrême droite en France, Zvonimir Novak
Les ratonnades d’octobre, Michel Levine
Avis au consommateur. Chine : des ouvrières migrantes parlent, Pun Ngai
L’anarchie économique, Baba
Aline-Ali, André Léo
Désobéir : le petit manuel
Penser comme une montagne, Aldo Leopold traduit par Nestor Potkine
Encyclopédie de l’erreur biblique, C.Dennis McKinsey
Saigner la bête. The Moral Underground. How ordinary Americans subvert an unfair economy, Lisa Dodson
Réfractions n° 27
Politiques de l’exception - Réfugiés, sinistrés, sans-papiers, sous dir. Michel Agier. Actuels n°1
Article 11
CQFD N. 95
CQFD N. 96
Revue Chimères n°75. Devenir hybride
RevueKitej
Incognito. Expériences qui défient l’identification
[*NOUVELLES, ESSAIS…*]
Les Chats de Liège, Serge Utgé-Royo
Juillet 2020, Béatrice Guillemard
Le second quinquennat de Nicolas Sarkozy, Yoland Simon
[*UN GUIDE MÉCHANT [ET PARFOIS MOCHE] DE PARIS*]
Les limbes de Paris
Pourquoi des mal-lotis ?
Genèse du lotissement
Une idée brillante
Thèses sur le langage
Le prix du sucre
Un petit nid coquet
[*PHOTOS… ART… VIDÉOS… SONS*]
Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, Nelly Trumel
Solidarité avec les Tunisiennes. 19 novembre 2011, Nelly Trumel
Harcèlement au Liban. Dans la rue, les femmes inversent les rôles. L’Orient. Le Jour
Égypte. À genoux femme !
Tentative de militant-es palestinien-nes de circuler en voiture en Palestine sur une route réservée aux colons (freedom riders)
In the Shadow of the Wall/À l’ombre du mur, Jane Frere
Manifestation en soutien de la population de Gaza, Gary Fields
Refusons l’inacceptable. Bulletin du CRI
Témoignage sur le 11 Septembre 2001 par une ex-agent de la CIA
Aperçu du paradis ? Jean-Luc Debry
Cher Dieu
Dessin du jour, Luc Arnault
Surrenchère des slogans et des petites phrases assassines, la campagne présidentielle occupe le terrain de la rumeur et gagne chaque jour en indigence politique. De combats politiques ? Point. Un œil sur les sondages des côtes de popularité, l’autre sur les chiffres scoops et les réparties préparées par leurs professionnel-les de la com, les candidat-es à la course au pouvoir sont en attente de l’assaut final. Le décompte est lancé pour trois mois de matraquage de mensonges, de promesses décoratives et de coups bas à l’adversaire. Le fond ? La paupérisation de la population ? Pas question d’en parler ou bien, si cela est évoqué, on botte rapidement en touche pour revenir à la vacuité habituelle. C’est ça une campagne présidentielle : une supercherie démocratique et un cirque convenu que nous finançons évidemment.
« Le nombre de pauvres en surnombre, devenus inutiles à leurs maîtres, d’exclus et de prolos surexploités devient gigantesque. Le chantage de la dette va évidemment accélérer un processus dévastateur. » Et « quand on laisse littéralement pourrir des millions d’êtres humains dans les réserves du paradis capitaliste, quand on militarise des quartiers entiers pour accueillir des sommets de chefs d’État, parler d’intégration est une ignoble plaisanterie. Dans cet impérialisme marchand, qui oblige des millions de gens à rêver le même rêve sans vie, aucun appel au dialogue et à l’intégration démocratique n’est possible. » (Non ! Au commencement, le silence des urnes devient assourdissant, Charles Maestracci)
Signes précurseurs d’un fascisme rampant sur fond de « crise » du capitalisme — qui, lui, s’en tire bien. Voyez les banques —, campagne électorale minable, lois racistes, violences policières, banalité de la barbarie…
Dans ce contexte, il est plus que jamais nécessaire de rappeler les liens entre l’histoire et l’actualité, entre la violence d’État, le racisme et le néocolonialisme.
samedi 17 mars : mobilisation nationale
Contre le racisme et les idéologies d’exclusion !
Pour en finir avec le colonialisme partout dans le monde !
Pour l’auto-détermination et l’indépendance des peuples en lutte !
Pour les libertés individuelles et collectives !
Pour l’amitié et la solidarité avec les peuples en lutte !
(Photos ©Gary Fields / Peinture ©Jane Frere)

Le film documentaire de Maurice et Sarah Dorès, Jacques Faïtlovitch et les tribus perdues [4], est basé sur la recherche de Maurice Dorès [5] qui a, entre autres raisons de s’intéresser à ce sujet, une passion commune avec Jacques Faïtlovitch, l’Afrique. La longue expédition que ce dernier va mener en Éthiopie au début du XXe siècle est il est vrai fascinante, car elle va se prolonger plus d’une année et Jacques Faïtlovitch met ce temps à profit pour réellement s’immerger dans la culture et les coutumes de cette population. L’explorateur orientaliste fait là un véritable travail d’anthropologue et ses notes, prises au jour le jour, sont évidemment une source de découvertes étonnantes et originales. Il défriche en fait un terrain quasi inconnu, sur les traces de l’un de ses pairs, Joseph Halévy, qui l’avait encouragé à faire cette recherche.

L’histoire des Falashas (terme qui signifie immigré et sans terre) s’est un peu perdue dans les temps. Originaires d’Éthiopie et de confession juive, les Falashas sont ainsi découverts au début du XXe siècle par le jeune orientaliste, Jacques Faïtlovitch, qui était peut-être à la poursuite d’un mythe — celui de la rencontre du roi Salomon et la reine de Sabah —, et certainement des traces de « tribus perdues ». Les personnes qu’il rencontre font partie de minorités pauvres du nord de l’Éthiopie, essentiellement rurales et pratiquant l’artisanat, et sont discriminées. Notamment, il leur est interdit de posséder des terres. Issu d’un milieu ashkenase traditionnel, Jacques Faïtlovitch compare les pratiques religieuses, les coutumes et les traditions différentes qu’il côtoie durant son premier séjour. Il consacrera en fait sa vie [6] à la reconnaissance des Falashas ou Beta Israël (la maison d’Israël), et voyagera notamment aux Etats-Unis afin de lever des fonds pour la construction d’écoles.
Le monde apprend ainsi que des juifs noirs vivent en Éthiopie : les Falashas, et cela donne une autre vision de l’histoire africaine et de note histoire commune. Comme le disait Hélène Lee lors d’un entretien à propos de son film documentaire, le Premier Rasta, cette découverte aura des répercussions considérables au milieu de l’effervescence qui règne dans l’entre-deux guerres mondiales. « Un grand mouvement s’organise alors à New York avec des noirs qui s’improvisent juifs, qui récupèrent la liturgie, apprennent la langue, créent des synagogues noires au grand dam des autres juifs qui n’apprécient pas cette histoire et ne sont pas convaincus que les Falashas soient juifs. […] Ces gens auront beaucoup d’importance dans tout le mouvement rasta et garveyite ».
Cependant, on peut se poser des questions sur sa détermination qui, par certains côtés, peut s’apparenter à une forme de paternalisme, ou de prosélytisme. Car en fait il désire aussi leur apprendre de nouvelles formes de rites et changer quelque peu leurs habitudes et même leurs pratiques religieuses pour, à long terme, les regrouper en terre d’Israël. Le thème du retour est déjà prégnante pour certains. Pour Maurice Dorès, Jacques Faïtlovitch a préparé ce retour en Israël. L’exode massif des années 1980 (opération Moïse, 1984) se fera parfois dans des conditions dramatiques et l’accueil des institutions juives n’a pas toujours répondu aux attentes des
populations.