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Divergences, Revue libertaire internationale en ligne
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Le mardi 29 novembre 2016, en compagnie de Pierre Sommermeyer, je présentai mon livre : Les ruines d’Auschwitz où la journée d’Alexander Tanaroff au cinéma Eldorado de Saint-Pierre d’Oléron ainsi que le film de László Nemez : Le fils de Saül.

Avant même le début de la soirée, je fus abordé par trois personnes âgées venues depuis Saintes à une soixantaine de kilomètres, sinon désireuses d’en découdre, au moins voulant apporter quelques précisions, car parlant d’Auschwitz, nous ne parlions manifestement pas de la même chose.

A ce que je compris du dialogue qui s’instaura entre nous, on me reprochait une vision partielle et partiale, uniquement centrée sur les juifs qui n’étaient quand même pas les seuls à avoir souffert à Auschwitz, mais aussi ma visite du camp sous l’égide du Mémorial de la Shoah, on (...)

Donc Trump est venu faire un petit tour au Mur des Lamentations, un petit tour en Israël, un autre en Palestine occupée puis est parti dire bonjour au Pape. Et alors ? Rien. En bon businessman il a du se rendre compte que la situation était inextricable.

Sur place des gens continuent à se battre pour en sortir. Ils sont si peu qu’il faut tendre l’oreille pour les entendre. Une branche française d’une de leur organisation Shalom Achshav, La paix maintenant publie régulièrement des textes importants sur ce conflit.

J’aimerais en extraire deux extraits de deux articles différents :

Le Messie ne résoudra pas le conflit à notre place

On sait l’importance capitale que joue le messianisme dans le judaïsme. La figure du Messie n’est autre que l’incarnation universellement partagée de l’espoir. Mais (...)

MANCHESTER, LES ENFANTS ET LE TERRORISME

L’hydre islamique a de nouveau frappé. toujours aussi douloureux, toujours aussi programmatique, toujours aussi identique. Des enfants sont morts, des jeunes gens aussi et de plus vieux. C’est un scandale, certes. En Méditerranée des enfants meurent chaque jour avec leurs mères ou sans elles. Est ce moins scandaleux ? Faut il faire une échelle des horreurs. En Irak-Syrie des enfants continuent à mourir. Au Soudan du sud, ils sont en fin de vie par centaines. Pourquoi n’y a t’il pas aussi de gros titres sur ces drames, peut être parce qu’il faudrait en refaire tous les jours et qu’alors ce ne serait plus aussi vendeur !

L’horreur a encore de beaux jours devant elle tout comme la myopie de nos pays développés. Chaque fois que la question se pose, ON nous (...)

La fabrique du consentement fonctionne bien :

Pour la réussite du consensus, il convient d’agir le plus vite sur les consciences avant qu’elles ne soient trop rétives, trop indépendantes. C’est pourquoi il faut toujours examiner avec le plus grand sérieux ce que La fabrique du consentement propose aux enfants. Shaun, le mouton réalisé par Mark Burton et Richard Starzak leur a été (fortement) conseillé dès six ans.

Simplement lassés de la routine quotidienne de la ferme, Shaun et ses potes du troupeau montent un astucieux complot pour mettre leur fermier sur la touche. Après avoir graissé la pâte aux oies pour qu’elles détournent l’attention du fidèle Bitzer, leur gentil mais autoritaire chien de berger, ils contraignent leur fermier à les compter et, c’est bien connu, compter les moutons endort (...)

Cinq vieux amis fêtent le retour au pays de l’un d’entre eux, Amadeo (Néstor Jiménez) qui vient de vivre seize années d’exil en Espagne. Ils se sont installés sur le toit terrasse de l’appartement d’Aldo (Pedro Julio Diaz Ferran) et ils vont y passer la nuit à boire et à évoquer le "bon vieux temps". Mais ce retour à Ithaque s’effectue à Cuba et la terrasse se situe à La Havane. Amado n’est pas Ulysse et il n’est pas vraiment heureux ; juste déterminé à vivre entre ses amis le reste de son âge… L’océan y bouche l’horizon : le retour d’Amadeo dit bien que la proposition aux grandes échappées portée habituellement par le grand large n’est ici qu’illusion fallacieuse. Du reste, faute d’éclairage public, dès que la nuit tombe, l’océan se transforme en trou noir, en frontière infranchissable. De l’autre côté de la (...)

Avec Quai d’Orsay, Bertrand Tavernier a réalisé une comédie enlevée et grand public pour rendre compte du fonctionnement du Ministère des Affaires étrangères sous le règne du sémillant Dominique Marie François René Galouzeau de Villepin. Pour ce faire, il a choisi d’adapter la bande-dessinée de Christophe Blain et Abel Lanzac, pseudonyme d’Antonin Baudry, un diplomate qui connait fort bien le fonctionnement du Ministère. La BD constitue à la fois un excellent matériel pour l’adaptation et son succès laisse augurer un accueil identique dans les salles. Bref, un calcul pertinent et Tavernier a dû batailler ferme pour obtenir les droits car il n’était pas le seul à avoir conçu ce projet.

Servi par une distribution épatante, le résultat est excellent. Tête d’œuf, Arthur Vlaminck (Raphaël Personnaz) - le double (...)

Etudiant dans une yeshiva (une école consacrée à l’étude de la Torah et du Talmud dans le judaïsme orthodoxe), Itzhak est le fils unique de parents born again dont le zèle est à la mesure de tout ce qu’ils croient avoir à se faire pardonner par leur créateur courroucé. Même dans l’appartement familial, la mère ne se départit jamais de son foulard - pas un cheveu ne dépasse – ni de sa robe sans forme ; ainsi accoutrée, elle découragerait jusqu’au Gorille de Brassens. Sinistres, le frigidaire et les repas de la famille illustrent parfaitement le refus de tout plaisir ; les tabous alimentaires remplissent une double fonction : permettre le contrôle social (malheur au briseur de jeûne !) et assimiler tout plaisir, comme ceux de la table, à un péché capital de surcroît. Quant à ceux du lit, la mère dort sur le (...)

Elégie pour une (autre) guerre sans nom

D’évidence, Le Temps dure longtemps répond à une nécessité impérieuse. Dans ses notes d’intention, Özcan Alper déclare : "A travers cette guerre sans nom qui se poursuit depuis les trente dernières années, au cours de laquelle 17 500 assassinats politiques ont été commis sous le nom de "cas non résolus", je tiens à regarder la Turquie d’aujourd’hui en face." Cette volonté d’interroger le présent de son pays dans son rapport au passé doit permettre de proposer un futur dans lequel les habitants de la Turquie pourraient se retrouver. Car, si le vivre ensemble passe par une histoire partagée, celle-ci ne se conçoit pas sans un futur à construire dans lequel une collectivité puisse se projeter… En outre si "le futur dure éternellement" (titre original du film), c’est (...)

Bien qu’il respecte fort peu les canons du genre (pas le moindre tremblement de terre ou d’éruption volcanique), le péplum de Alejandro Amenabar fait désormais partie des plus gros succès ibériques de tous les temps : Agora a été en tête du box-office espagnol pendant les 4 premières semaines d’exploitation tout en engrangeant plus de 17M € de recettes. Le pari commercial est d’ores et déjà gagné. Quelques fois le box-office du cinéma s’avère riche d’enseignements. Après les grandes manifs anti-avortement qui ont permis à la calotte de faire montre de sa force en Espagne, le succès extraordinaire du dernier film d’Amenabar atteste de l’existence de l’autre Espagne, celle chère à nos cœurs.

En effet, le propos du cinéaste est d’une clarté… biblique. Le film de Alejandro Amenabar se déroule dans Alexandrie à (...)

Si tout film est un film d’histoire, c’est bien parce qu’il porte les traces de l’époque où il a été réalisé et non parce qu’il choisit de représenter une époque plus ou moins lointaine. Cette loi mise en évidence par les travaux de Marc Ferro et de ses successeurs nous permet de comprendre que "Sept ans au Tibet" le dernier produit de Jean-Jacques Annaud n’apprend rien au spectateur sur les événements historiques utilisés comme support à une fiction destinée au grand public. En revanche, une lecture, à peine soutenue, s’avère riche en enseignements sur cette fin de siècle.

La conception du film comme produit marketing à destination d’un marché planétaire s’inscrit dans une stratégie du cinéma-monde qui cherche à séduire tous les publics. Le film-monde propose donc un spectacle rompant radicalement avec (...)

La visite de la fanfare arrive à point nommé sur nos écrans pour les fêtes de fin d’année, comme un conte de Noël en quelque sorte. Co-production franco-israélienne, La visite de la fanfare a d’ores et déjà été plébiscité par le public des Festivals : présenté au dernier Festival de Cannes, dans la section Un Certain Regard, le film a remporté le prix "Coup de Cœur", à Pessac fin novembre, il a été élu par le jury étudiant. Mais c’est en Israël qu’il rencontre le plus grand succès : 1er prix du 24e Festival international de Jérusalem et meilleurs comédiens pour les deux têtes d’affiche Sasson Gabbay et Ronit Elkabetz en 2007, puis huit Ophir (les César israéliens) sur les douze possibles… La Visite de la Fanfare est le premier long métrage d’Eran Kolirin, un jeune réalisateur de 34 ans qui a choisi la parabole pour (...)










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